Près de 80 % des personnes qui postulent à un emploi en Belgique pensent que la crise récente du covid-19 va avoir un impact sur leur carrière au cours des 2 prochaines années.

Telle est la conclusion d’une enquête menée récemment par Michael Page auprès de ses candidats. La plupart des candidats (63%) ont déclaré que cette crise les pousserait probablement à accepter, dans leur nouvel emploi, des conditions différentes de ce qu’ils auraient accepté avant l’épidémie de covid-19. 

Cela pourrait s’expliquer par le fait que les candidats, conscients du nombre réduit d’opportunités sur le marché de l’emploi, ne pensent pas pouvoir avoir les mêmes exigences. Mais la crise du coronavirus a aussi été l’occasion, pour les salariés, de réfléchir à l’équilibre entre leur vie privée et leur vie de famille. Ainsi, 57 % des employés affirment qu’ils accorderont plus d’importance à leurs propres priorités dans leur prochain emploi.

Entre le 5 juin et le 15 juillet, Michael Page a interrogé tous les candidats par le biais de son site web afin de cerner le soutien qu’ils ont reçu de leur entreprises, leur sentiment par rapport au retour au travail, ce qu’ils ont fait de leur temps et d’autres aspects liés au confinement. 

Un tiers des salariés a ressenti un manque de communication

La crise et les changements qu’elle a entraînés ont eu un impact important sur une partie des employés. Plus de 33 % se disent mécontents de la façon dont leur direction a communiqué à propos des changements, contre 38 % qui se disent satisfaits.  

Pour ce qui est des mesures prises pour faciliter le télétravail, par contre, une large majorité [76 %] se disent satisfaits de l'aide reçue. 

Qu’en est-il de la communication relative à l'avenir après le confinement ? L’incertitude transparaît ici aussi, y compris parmi les dirigeants.  Plus de 33 % ont ressenti un manque de vision, contre 43 % qui se disent satisfaits de la communication concernant l'avenir.

Dans l’ensemble, la majorité de nos candidats considèrent que leurs employeurs les ont bien soutenus tout au long de la crise – (60,5 %) s'accordent à dire que leur entreprise s’est bien occupée d’eux. 

Les salariés sont heureux de retourner au bureau

Nous avons demandé aux candidats présents sur le site web de Michael Page comment ils se sentaient par rapport à certains aspects du retour au travail. Dans l'ensemble, ils étaient plutôt impatients. 

La plupart des gens (49 %) se réjouissent de revoir leur lieu de travail, contre 19% que l’idée du retour laisse plutôt indifférents. La plupart des répondants (30 %) disent ne pas craindre le chemin du travail, mais un peu moins de 15 % disent ne pas s’en réjouir.

La plupart des candidats ont hâte de pouvoir à nouveau côtoyer leurs collègues (52 %) et de partager à nouveau la pause de midi avec eux (28,6 %). Ces chiffres soulignent les bienfaits sociaux des lieux de travail et montrent que le télétravail à temps plein ne conviendrait pas à tous. 

Les employés ont profité du confinement pour développer leurs compétences

De nombreux salariés ont été mis au chômage temporaire au début de la crise du covid-19, et le temps qu’ils auraient habituellement passé au travail est devenu du temps libre. Quant à ceux qui ont continué à travailler, ils ont souvent vu leurs horaires réduits ou assouplis. 

Dans le cadre de notre enquête auprès des candidats, nous avons demandé à tous les répondants s’ils avaient réfléchi à leur carrière et tenté d’améliorer leurs compétences. En Belgique, (37 %) ont participé à des webinaires et (37 %) ont suivi une formation pour renforcer leurs compétences. Certains (29,6 %) ont également suivi des cours en vue de développer de nouvelles compétences. 

La plupart des candidats (69,4 %) ont pris le temps de mettre leur CV à jour, [64,8 %] ont réfléchi à leurs projets de carrière et (39,8 %) ont essayé de trouver un meilleur équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle. Ces chiffres indiquent clairement que le marché actuel de l’emploi regorge de candidats motivés dotés de compétences nouvelles ou renforcées, prêts à relever les défis de la situation actuelle.