Grâce aux qualifications exceptionnelles et au multilinguisme de sa main d’œuvre, Bruxelles est une ville attractive pour le commerce international, ce qui fait de la Belgique un haut lieu pour les professionnels de la vente aux ambitions internationales.

Bruxelles est devenue un centre mondial grâce à sa situation stratégique en Europe, ainsi qu’à son rôle de capitale de l’UE et de nombreuses autres organisations internationales. Rien de surprenant donc que de nombreuses multinationales y ont installé leurs bureaux. Bruxelles profite d’une main-d’œuvre multilingue et aux qualifications exceptionnelles, d’une infrastructure de transports bien développée, d’un climat d’affaires de classe mondiale et d’une qualité de vie très élevée. À une heure et demie de train de Paris et à peine deux heures de Londres, le coût de l’immobilier y est bien moins élevé que dans ces autres villes, ce qui explique également le nombre important de sociétés et d’organisations qui y ont établi leur centre d’opérations européen.

Les exportations représentent environ 74 % du PIB de la Région de Bruxelles-Capitale, les importations s’élevant à près de 73 %. Par conséquent, cette ville est une destination attractive pour les professionnels de la vente en quête d’une carrière internationale. Selon une étude réalisée par PageGroup, près de 25 % de l’ensemble des spécialistes de la vente qui souhaitent se délocaliser considèrent la Belgique comme un endroit attractif. Tout qui veut décrocher un job dans les ventes auprès d’une des sociétés internationales à Bruxelles doit conserver à l’esprit que le multilinguisme est la norme.

Les marchés émergents dans les ventes

L’étude suggère que les professionnels de la vente qui ont un esprit pionnier tirent plus que jamais profit de l’énorme potentiel de croissance des marchés émergents, le terrain de jeu international étant largement ouvert pour une carrière dans le secteur.

Grâce à leurs économies de marché bien établies et à leurs connexions poussées avec des réseaux de distribution mondiaux (outre leurs liens avec des partenaires commerciaux historiques), l’Angleterre, le Canada, les États-Unis et l’Espagne sont en tête du peloton, cette dernière profitant en outre de liens culturels et linguistiques étroits avec le continent américain.

L’Asie en leader

Les canaux numériques sont un élément essentiel pour le secteur mondial des ventes. En effet, le commerce de détail en ligne enregistre une croissance de 19 % d’année en année et représente 9 % (2 trillions d’euros) des ventes au détail dans le monde. En Chine, 18,4 % des ventes au détail ont été réalisées en ligne en 2016, contre à peine 6,7 % au Japon et 15 % au Royaume-Uni. Il subsiste des différences significatives quant à l’adoption à l’échelle nationale et régionale de plates-formes d’e-commerce sur mobile, tablette et ordinateur.

La zone Asie-Pacifique (APC) se distingue comme le leader mondial des dépenses et de la croissance du commerce électronique : la Chine à elle seule représente 47 % de l’e-commerce mondial de détail et la région devrait plus que doubler ses dépenses en ligne d’ici 2020, pour atteindre 2,3 trillions d’euros. Elle se distingue toutefois par son absence dans les 30 premières places de la liste PageGroup des pays considérés par les vendeurs comme les plus intéressants pour s’y installer, ne se classant qu’à la 44e place. Ce qui suggère que, bien qu’il s’agisse d’un secteur mondial, l’impact d’un point de vente reste à l’échelon local.

L’Amérique du Nord arrive deuxième en termes réels de dépenses, avec 460 milliards d’euros, tandis que l’Europe continentale arrive troisième, talonnée par le Royaume-Uni à la quatrième place. Le fait que le Royaume-Uni, un marché de 62 millions de consommateurs, arrive juste derrière l’Europe souligne l’intérêt d’une localisation et d’une personnalisation de l’extrémité « dure » du pipeline des ventes, avec une forte croissance pour les entreprises qui peuvent combler le fossé entre le produit, les ventes et le consommateur.

Accéder à la croissance

 Pour combler le fossé entre les chaînes d’approvisionnement mondiales, les multinationales qui les gèrent et le consommateur final, les entreprises s’intéressent à la science et à la convergence des canaux pour les stimuler.

La pratique consistant à utiliser des magasins physiques comme show-rooms permettant de réduire les gaspillages de stocks progresse en Asie, au Royaume-Uni et, plus récemment, aux États-Unis, où le secteur de vente au détail qui enregistre la croissance la plus rapide est celui des plus de 55 ans, dont les attentes sont différentes en raison de leurs expériences d’achat en magasin.

Le pipeline des ventes étant de plus en plus piloté par les données, les méthodes visant à se faire rencontrer le consommateur et le produit changeront, tout comme l’intégration de l’élément humain dans le processus de vente. Les informations sur des achats antérieurs, sur les tendances actuelles, la tarification en direct et les études de satisfaction affecteront l’interaction entre les ventes et la consommation.

Classement des lieux attractifs pour les professionnels de la vente

 PageGroup a interrogé pour Trend Watch 18 352 demandeurs d’emploi dans le monde, qui se sont inscrits sur nos sites internet Michael Page et Page Personnel au cours du 3e trimestre 2017.

Sur les 1 999 professionnels de la vente qui ont participé à l’étude, 59 % étaient prêts à se délocaliser pour des opportunités d’emploi, un meilleur salaire ou un autre style de vie.

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